Au fil des années nous avons constaté que l’intégration des lauréats des Ecoles hôtelières et de l’Institut supérieur international
du tourisme est faite dans plusieurs secteurs d’activités économiques (production, prestations de services, les services publics, ......et notamment dans les banques, les assurances, dans la
grande distribution, dans l’industrie pharmaceutique etc.
au détriment des branches pour lesquelles ils sont formés, ou ils vont carrément travailler à l’étranger. Ce qui signifie que l’insertion dans les industries du tourisme accuse le taux le plus
bas.
Cette situation est très alarmante, surtout pour un pays qui fait du tourisme un levier de son économie, tel que la Maroc. Ce qui appelle à des réflexions profondes sur la question et l’on se
doit de poser les questions suivantes :
- Est-ce que la formation dispensée ne correspond pas aux exigences de la profession ?
- Au bien la profession est tellement mal structurée, que les responsables ne pensent même pas à la qualification de leur personnel ?
- Les offres de salaires et les plans de carrières sont-ils favorables ailleurs que dans les métiers du tourisme
Pour répondre aux accusations lancées par certains professionnels, de souche marocaine, malheureusement, qui à chaque fois qu’une occasion leur est offerte pour parler de la formation, et qui
déclarent ouvertement l’incompétences des lauréats de ces établissements, il est important de souligner deux choses.
- Les constatations sur le terrain ont montré que ces mêmes lauréats excellent dans les secteurs économiques, dans les services publics, dans ceux de distributions, dans les banques, dans les
assurances...... au Maroc et à l’étranger. Ils ont toujours fait preuve d’une grande capacité d’adaptation, de polyvalence et donc de compétences.
- Ces mêmes lauréats, sujets à beaucoup de critiques, ont donné satisfaction à l’étranger et ils sont très sollicités par les professionnels européens, du Golf...
- Les lauréats qui ont eu l’occasion d’intégrer les chaînes multinationales, comme le groupe Accor, ont très vite grimpé, et ont fait valoir leur savoir faire et leur savoir être, à tel point que
les meilleurs directeurs de certains unités hôtelières de ces structures sont les lauréats de l’Institut supérieur International de Tourisme de Tanger, en l’occurrence la chaîne Ibis du groupe
Accor.
- Ces mêmes lauréats occupent des postes de responsabilité, comme directeur général, chef de cuisine, directeur de restauration... dans des grandes chaînes hôtelières à l’étranger.
Il est alors fort de constater qu’aujourd’hui l’avènement des chaînes hôtelières internationales qui recrutent de plus en plus des lauréats de ces établissements et surtout ceux de l’ISITT, en
leur proposant des plans de carrières et des salaires motivants dans des conditions meilleures, changera, sans nul doute, la donne et permettra au secteur hôtelier national de profiter de ces
compétences, souvent expatriées, en raison du mauvais traitement par les promoteurs locaux.
Par ailleurs, l’explosion de la restauration de collectivité qui est entrain de vivre son âge d’or, offre des conditions propices pour l’épanouissement de nos lauréats.
Par conséquent, les lauréats ne peuvent justifier de leurs compétences, que si les milieux favorables au travail leur sont offerts, avec de bonnes conditions. Là où c’est bien organisé et dans de
bonnes structures, ils ont donné et donneront de bons résultats.
Sans une procédure moderne de gestion participatives et par objectifs, employant des personnes formées, la qualité de nos prestations de notre tourisme ne fera que continuer à sombrer et ses
clients chercheront d’autres destinations, où ils trouveront des garanties en qualité de services et la sécurité alimentaire, qui ne peuvent être favorables que par un personnel qualifié.
Et donc, si les lauréats des établissements de formations hôtelière et touristiques excellent partout, sauf dans la branche de leur formation, c’est que la profession n’est pas encore au diapason
de l’évolution et les professionnels marocains de l’industrie des loisirs n’ont pas encore compris qu’ils sont en train de se donner la mort tout doucement et ils finiront par être écrasés par
les grandes chaînes internationales de la rive méditerranéenne qui absorbent, avec beaucoup de tact, les compétences nationales qui ont coûté cher à l’Etat Marocain.
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